Pêcheur a la ligne

Une nouvelle sensationnelle dans le cadre de la préservation de l'espèce.

C'est confirmé, nous avons pu prendre ce cliché qui prouve bien que Mialet au prix d'efforts colossaux a pu éviter la disparition totale cette espèce qui peuplait le cours du Gardon il y a une quarantaine d'années.
Depuis une dizaine d'années en effet, on ne le voyait plus beaucoup fréquenter les berges de notre rivière. Réchauffement de l'eau, disparition des espèces nécessaires à sa nourriture, fréquentation trop bruyante des baigneurs, autant d'hypothèses échafaudées qui n'on pas trouvé de réelle réponse. Toujours est-il que l'évidence est là : il n'a pas disparu.
Dimanche dernier déjà, nous avions constaté la présence d'une très petite colonie de quatre individus qui cherchait des petits vers sous les roches immergées. Mardi nous avons pu confirmer cette première prise de contact par la présence de cette même colonie en aval de la limite de 1ère catégorie. Le pêcheur du mois de juillet est revenu.
Pieds dans l'eau, chapeau de paille vissé sur ses oreilles, tablier aux nombreuses poches pleines d'ameçons, de dégorgeoirs et de bulles, il traque à nouveau avec une patiente sans limite les quelques truites qui résistent à l'eau chaude, chevennes et autres gardons, passant d'un rocher à l'autre, d'un trou d'eau à un gour creusé dans la roche, sans faillir sous un soleil de plomb dédaignant le réverberation de l'astre de lumière sur la surface de l'eau. Le pêcheur du mois de juillet n'a pas disparu. Le monde scientifique peut se féliciter de cette nouvelle qui bien sur va faire le tour...

du village.