Il y a quelques temps un ami racontait à son ami qu'un jour, un groupe de personnes, sac au dos, cherchait un endroit pour passer la nuit sans que cela ne coûte trop cher. Ne sachant pas où aller, le groupe se retrouva à la mairie pour demander asile dans le village.
La secrétaire de mairie, ne sachant où diriger ces randos errants appela un villageois bien connu pour sa gentillesse et son accueil complaisant. "J'ai un petit groupe de personnes qui me demande où passer la nuit" dit-elle,." Est-ce que vous seriez d'accord pour qu'ils s'installent pour la nuit dans votre terre près du village ?" - "Ok", répondit le villageois, "ils peuvent s'y installer mais surtout, qu'ils ne fassent pas de feu et qu'ils laissent le terrain propre en partant".
Et voila le groupe qui prend possession des lieux et joyeusement casse une petite croûte et s'endort pour la nuit dans la terre du villageois. Le lendemain après un bon sommeil, le groupe replie les tentes, boucle les sacs à dos et reprend son chemin à travers les Cévennes.
Deux jours après, une petite feuille découpée dans une page de cahier d'école à gros carreaux arrive au secrétariat de la mairie avec ces quelque mots écrits dessus :"Vous m'avez demandé de laisser passer une nuit à un petit groupe de personnes dans ma terre près du village, j'ai accepté volontiers en émettant une réserve que j'estimais importante : ne pas faire de feu. Ce matin je suis allé dans ma terre pour y faire quelques travaux et j'ai ramassé les restes d'un repas avec quelques emballages autour des traces d'un feu de camp au milieu des herbes sèches. Alors je n'ai plus de terre disponible pour personne"
Mon ami rajouta que depuis, la terre portait un clôture.

LES RANDONNEURS ET LE VILLAGEOIS